Le TOAC n’aura pas 2 équipes en Nationale

L’objectif annoncé de la saison (la montée pour avoir 2 équipes en N3) n’a pas été atteint, et c’est le cœur partagé que nous rentrons de Clermont-Ferrand.

Pénalisés par nos classements, nous avons dû jouer la qualification face aux hôtes de la compétition et bien que battus, nous n’avons pas eu le sentiment d’être très loin, ce qui nourrit davantage l’impression d’avoir raté quelque chose…

Bref, retour en quelques mots sur l’épopée toulousaine en terre auvergnate et sur ce qui restera au mieux comme une motivation pour la future saison, au pire comme un beau raté collectif.

Le stratège n’est plus ce qu’il était…

En habitué des RDV de fin de saison, j’avais tout calculé. Un regard rapide sur la composition des équipes me faisait penser que ça serait plus compliqué que prévu au vu de nos classements mais que nous devions éviter un prétour et donc tout jouer contre une équipe légèrement mieux classée, ce qui devait passer compte tenu de nos niveaux respectifs. Résultat : vendredi soir, nous sommes qualifiés et nous pouvons profiter du WE sans stress. IM-PA-RA-BLE.

RDV est donc donné au TOAC le vendredi à 7h30 pour un départ vers le HPark, temple du rugby/squash de Clermont. Augustin qui doit gérer ses filles et Houard qui oublie ses chaussures et on part donc de Toulouse à… 9h… précises…

Le voyage se fait avec toute l’émulation qu’on connait lors que l’on part en équipe pour un événement sportif : des blagues, des pronostics, des souvenirs de légende… et nous arrivons chez les bleus et jaunes un quart d’heure avant la convocation. Titi nous retrouve tout fraichement arrivé de Roland-Garros. On va pointer à la table de marquage, on croise quelques visages familiers et soudain, le juge-arbitre nous annonce le terrible verdict : les poids des équipes a été calculé et nous sommes… 13ème, soit la première équipe à jouer un prétour.

Nous n’avons pas mangé, il faut jouer dans 10 minutes et clairement, même si nous jouons l’équipe la moins bien classée, ça fait bien chier, surtout quand l’on sait que nous étions à égalité avec les 12ème, mais que leur n°1 était mieux classé que le nôtre… le WE commence mal.

Prétour : TOAC/ORLEANS

Fidèle à notre stratégie, nous alignons donc COMMENAY, AUGUSTIN, HOUARD, MARCILLOUX pour cette première rencontre contre ORLEANS.

Nous ne nous étendrons pas tellement car hormis la perte d’un set par Flo C et les 3/0 infligés par Flo M et David à leurs adversaires, le seul événement de ce prétour est la défaite du gros contre un 4B (qui jouait certes bien mieux que ça, mais quand même…). Je sens déjà que le WE va être compliqué au niveau du squash : la balle rebondit à outrance et les courts sont des étuves.

La satisfaction est tout de même au RDV car nous étions tous fatigués par le voyage et n’avions pas mangé.

Le match couperet contre Clermont émaillé par l’arbitrage

Après nous être restaurés, nous avons tenté de nous reposer un peu et c’est donc contre l’équipe d’Eric CHAMBET que nous jouions notre qualification.

Sur le papier, rien d’impossible, mais avec des si, on peut tout faire. Nous alignons la même équipe, les remplaçants GASSER et FILLOUX rongeant leur frein…

Le match des numéros 4 oppose Flo M à Harold CHARPENTIER. Je suis relativement confiant car leur dernière opposition a tourné à l’avantage de notre Kenji et qu’Harold semble diminué. Transcendé par l’enjeu, le clermontois joue propre et lent ce qui anesthésie notre vendeur de voitures. A l’arbitrage, mon futur adversaire prend des décisions douteuses et malgré nos encouragements, le score est sans appel : défaite 3-0 pour le TOAC. C’est terrible car nous visions une victoire et en plus de perdre, nous ne marquons pas de jeu, c’est mal embarqué…

La tâche s’annonce plus ardue pour Flo C mais le scénario du match est connu d’avance : il faudra tenir un rythme soutenu car le numéro 1 du squash des volcans n’est pas un attaquant mais est présent et avec les conditions de jeu, le test physique va être difficile ! Mal parti, notre vétéran parvient à sortir les coups de raquette gagnants dans le money time du 1er jeu et le TOAC mène 1-0, avant que la logique ne soit respectée : les nombreux padels n’auront pas suffi, le physique lâche et le TOAC s’incline 3-1.

A Bouboule de rentrer en piste. Ce n’est pas compliqué, après deux défaites 3-0 et 3-1, il faut gagner 3-0 en atomisant mon adversaire. Il faut aussi montrer l’exemple pour l’équipe et montrer que la défaite du matin n’est qu’une erreur de parcours. Le 1er jeu est encourageant car je suis présent et que j’étouffe mon adversaire, Florian, BARBIER, un jeune inspecteur des impôts (bientôt muté sur Toulouse). Le deuxième est plus équilibré mais de mon point de vue, plusieurs décisions sont en ma défaveur et je sors du match. Au lieu de convertir la frustration en hargne positive, je m’énerve et ne parviens plus à dicter le jeu : défaite 3-2 avec le sentiment de devoir gagner 3-0, un bien beau gâchis.

Le match de Dave n’est qu’anecdotique, nous avons perdu et il parvient tout de même à s’imposer 3-2 contre William CUEILLE, dans un match compliqué où les deux joueurs ont eu du mal à libérer les espaces, générant de nombreuses décisions. Le plus petit aura le dernier mot s’imposant 11-5 dans le 5ème.

Nous sommes donc éliminés assez tristement et le constat est limpide :

  • Flo M manque de jeu et d’oppositions
  • Flo C manque de condition physique pour affronter des n°1
  • Je dois apprendre à canaliser ma frustration et à rester dans les matches
  • Dave manque de souffle

Nous finissons la soirée dans un restaurant avec les équipes de SAINT-ORENS. BG, paie ta bière.

Tout le monde joue et nous finissons à notre place

Titi et Mike vont pouvoir rentrer en scène face à Niort, la composition étant COMMENAY, HOUARD, FILLOUX, GASSER.

Pour son entrée en lice dans la compétition, Mike est chaud patate et son adversaire (Thomas DUFAURE) mesure rapidement que la victoire ne va pas être envisageable. 11/2 11/4… la cigogne alsacienne est réglée comme une horloge ! Comme cela se produit quasiment systématiquement dans ces situations-là, un relâchement coupable lui fait perdre le 3ème jeu malgré une quasi remontada. Il restifie le tir dans le 4ème et s’impose pour nous donner l’avantage.

Derrière, Flo C affronte un jeune (Maël LETOURNEAU) au jeu particulier : nonchalant, il n’en reste pas moins bon défenseur et ramène nombre d’attaques de notre pépé à la raquette magique. Plus le match avance, moins l’envie et le physique du jeune niortais sont capables d’endiguer le jeu d’attaque de notre leader : victoire 3 jeux à 1 pour le TOAC. Le job est fait… non ?

Dave n’a qu’à achever les chamois ! Sauf qu’en face, c’est David GAUDELOT. Même s’il ne nous montre pas une détermination à toute épreuve, le quadra maîtrise notre bonzaï, lequel n’y croit d’ailleurs pas trop sur ce match. Quelques demandes d’arbitrage « à la Houard » plus tard, et Niort se relance totalement dans la rencontre.

Avoir un numéro 3 solide mentalement, préparé physiquement et à la technique léchée est un avantage dans ces situations-là, et clairement, on aurait bien aimé savoir ce que ça fait. Non, nous, nous avions Titi pour le match décisif face à Guy BOYER pour lequel le physique n’était pas vraiment pas la préoccupation. Malgré la perte du premier jeu, le numéro 3 niortais relançait toujours une balle de plus que notre vendeur de GPS pour avions (#pitchPourLesNuls) et bien qu’ayant eu la possibilité de s’offrir un 5ème jeu, Titi s’est incliné 3-1, ce qui a scellé le sort du TOAC : défaite au jeu average.

Titi se mue de looser en sauveur

L’après-midi nous offrait une opposition face à Belfort et nous restions fidèle à notre logique de rotations : AUGUSTIN, MARCILLOUX, FILLOUX, GASSER.

Encore une fois, notre numéro 4 faisait montre d’une maîtrise et d’une envie de tous les instants. Bien qu’ayant perdu le premier jeu, il parvenait à retourner la situation et à offrir le premier point du match au TOAC. Les récents entraînements et le plaisir de retaper la balle ont payé Miky ! #hesBack

CTRL+C / CTRL+V, ou comment mener tranquillement 1 jeu à 0 et s’énerver dans le deuxième jeu à 4 partout pour perdre le match après un désaccord sur une décision arbitrale. Bref, c’est bien dommage car encore une fois, je me sentais au-dessus, bref, faut bosser le mental. Je sens à ce moment là que mes camarades m’en veulent un peu et que si je ne pesais pas 115 kg, j’aurais peut-être eu droit à un réflexion 😊

Mon disciple, le jeune padawan Marcipète, entre en piste et bien que supérieur à son adversaire, il faut un remobilisation pour éviter la désillusion : mené 2 jeux à 1, il se secoue et nous permet de repasser devant au score, lui aussi avait des choses à se faire pardonner !

La mauvaise nouvelle, c’est que nous nous retrouvons dans la même situation que lors de la rencontre précédente : Titi doit gagner pour que le TOAC s’impose. S’il perd 3/2, ça se joue aux points (et ça pue un peu) et s’il perd 3/0 ou 3/1, nous sommes bons pour jouer les places 15/16…

Dans un match équilibré ou le physique et la défense du belfortain ont fait face à la patte et à la fougue de notre Super Titi, réveillant le public du HPark, nous sommes passés par toutes les émotions. Et c’est ce qui fait la beauté des rencontres par équipes : les cordes vocales ont tremblé…

Au bout du suspense, Titi nous offrait la victoire et donc le droit de jouer la place 13 contre Saint-Orens !

Pour fêter la victoire, nous sommes allés faire une balade sur le plateau de Gergovie, le père Gasser nous ayant menés sur le sentier de la rédemption et de la sagesse.

Soirée lentillade et jetons, la seule fausse note

Bien que très bien organisés, ces playoffs des CDL pourront souffrir d’une légère critique : prix levé des consos et repas frugal pour un tarif de 25€ : le concept paëlla avec du riz safrané remplacé par des lentilles, c’est osé, mais pas bon.

Bref, la soirée a été calme et nous avons rejoint nos pénates vers minuit et demi après quelques mojitos, il fallait être frais pour affronter nos meilleurs ennemis dimanche matin. #versionOfficielle

La victoire pour finir et la promesse de faire mieux l’année prochaine

Faisons bref, ce n’a pas été un grand match et ce n’est que parce que Flo C a résisté à Paulo que nous avons, encore une fois, vaincu Energeia (pour la troisième fois de la saison !).

La saison à venir va être excitante, il faudra bosser son classement sous peine de payer des bouteilles de vodka… A l’année prochaine !